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2019 : Bilan du jardin

Le jardin a été victime de conditions climatiques très défavorables cette année. Le 28 juin – en fin d’après midi – des records historiques de chaleur ont été battus. En quelques heures, ce coup de chalumeau a grillé de nombreux végétaux fragiles. L’avocatier qui trône devant le mazet a perdu la majorité de son feuillage, les branches exposées au soleil ont subi des brûlures sévères au point qu’elles ont péri quelques jours plus tard. Cet épisode violent illustre les difficultés rencontrées. C’est d’autant plus dommage que l’avocatier portait ses premiers fruits !

Globalement, l’année 2019 pourrait-être considérée comme une année « perdue » pour le jardin : faute de précipitation quand les températures sont favorables la végétation souffre beaucoup. Pour la croissance des végétaux il faut de l’eau et de la chaleur, mais ce sont deux ingrédients incompatibles dans notre région ! Je ne compte plus les arbres morts : plaqueminiers, pommiers, poiriers… Malgré un gros tas de mulch de 2 mètres ou plus de diamètre autour des jeunes arbustes, les plantes n’ont pas supportés la durée des difficultés climatiques : chaleur extrême, vent violent, sécheresse interminable. Les premières semaines à ce régime sec passent relativement bien, mais les mois se succèdent sans la moindre accalmie et petit à petit les végétaux périssent inexorablement. Je me demande si il existe des conditions plus mauvaises en France ? Il y a certes des climats plus secs, plus chauds et plus ventés mais aucun cumule comme à Nîmes tous ces facteurs défavorables ? D’autre part, ma pauvre terre , avec la roche parfois affleurante n’est pas capable de retenir et conserver l’eau très longtemps.

Ce qui a bien marché
Abricots : les arbres de semis ont produit leurs premiers fruits cette année. Qualité gustative au rendez-vous !
Amandes : très bonne récolte, ne semblent pas avoir souffert de la sécheresse.
Arbouse : bonne récolte, très prisé par les oiseaux.
Figues : excellente récolte, la sécheresse a permis de récolter de nombreux fruits secs.
Olives : Bonne récolte, la mouche de l’olive n’affecte que 20% des fruits.
Herbes sauvages : plantain, ail,airelle… bonne récolte une fois la pluie d’automne arrivée.
Fèves : récolte satisfaisante.
Pistache : tout premier fruit.

Ce qui a moins bien marché
Agrumes : les arbres ont résisté aux aléas climatiques au détriment de la production de fruits (rares et petit calibre)
Kaki : tous les fruits sont tombés prématurément, sur les 6 nouveaux arbres plantés, trois sont morts malgré les soins.
Kiwi : Le kiwi de semis a souffert du manque d’eau, aucun fruit.
Pommes : quelques pomme récoltées, beaucoup de pommiers ont souffert, les arbres chétifs sont vulnérables au chancre.
Poires : aucun fruit.
Raisin : la maturité a été compromise par les conditions climatiques.
Légumes : seuls les physalis se sont bien comportés, en revanche peu de tomate, pas de topinambour.

Plus de sanglier
Le mur autour de mon jardin est pratiquement achevé. Il existe des endroits qui ne sont pas encore parfaitement clos, mais pour le moment les sangliers ne viennent plus. Cela fait pratiquement un an que ces féroces bêtes n’ont pas labouré le terrain ! C’est un sacré soulagement.

Autosuffisance alimentaire ?
Toujours pas de quoi être autosuffisant ! Heureusement que les prévisions apocalyptiques brandies ici et là sont prématurées. En cas d’effondrement mon terrain est incapable de nourrir qui que ce soit ! Ne serait-ce qu’un jour !

Résolutions
Ce qui s’est passé cette année est riche d’enseignement. Je vais tacher de corriger certaines erreurs afin de produire plus. Car produire des légumes et des fruits dans son jardin a un double objectif : faire des économies et également améliorer la qualité de la nourriture. Des fruits mûrs, poussant dans une terre équilibrée sont infiniment meilleurs que les produits immatures, carencés ou traités !

Pour y parvenir, je vais :
– réduire les dimensions des zones de culture surtout celles qui demandent à être arrosées en été.
– amender la terre car la matière organique nourrit la vie du sol et aide à stocker l’eau,
– favoriser les espèces supportant la sécheresse (Jujube, arbousier, pistachier, abricots, pêches…) ainsi que les semis directs.
– éviter de m’éparpiller dans des expérimentations trop farfelues.

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  1. Thierry BOCCARD

    Bonjour Benoit. J’ai pris les mêmes résolutions que toi pour améliorer ma production de fruits et légumes. Je vais aussi planter plus serré, que ce soit les arbres ou les plantes. Dans une forêt ou un champ, les problèmes dus au vent et à la chaleur ou au froid sont « amortis » par les voisins.

    • Benoit Vandangeon

      Bonjour Thierry,
      Au sujet de la densité de plantation, j’ai du mal à avoir un avis. Dans une forêt la concurrence est vive et limite la prolifération, c’est surtout à la lisière où la végétation est dense. Dans mon jardin je trouve que rien ne pousse sous les micocouliers par exemple.
      Autre sujet ; as tu trouvé des choses intéressantes en Andalousie ?
      Amicalement

      • Thierry BOCCARD

        Bonjour Benoit,
        Voyage intéressant et décevant. Je n’ai pas trouvé de petites pépinières, juste des géants produisant une ou deux variétés pour chaque type d’arbre. J’ai rapporté quatre pistachiers (un mâle C-Especiale et trois femelles différentes). Amicalement.