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Autonomie (16) développement collectif

Le développement personnel est un concept à la mode. Chacun, souhaite améliorer son existence par des pratiques harmonieuses. Je vois pour ma part, dans ces tendances le risque de renforcer l’individu. Car la finalité est focalisée sur sa propre personne. Une fois que l’on a marché sur la pointe des pieds, que l’on a fait ses besoins accroupis, que l’on a reproduit quelques postures, récité ses mantras… Sommes nous vraiment mieux ? Avons-nous acquis un état durablement apaisé ? Le monde s’est-il amélioré ? Je m’interroge sur le bien fondé de ces démarches suceptibles de renforcer l’ego ? J’entends même certains qui estiment que le succès s’appuie systématiquement sur l’échec d’autrui. Ne peut-on pas construire un monde vraiment plus juste, pour tout le monde ? Un jour, alors que j’exprimais ce souhait à un ami, il me regarda affolé « Mais, tu es un utopiste ?! »

Lorsque l’on poursuit la logique de la nature dans son plus intime retranchement, on peut – d’après certains sages – atteindre un état d’éveil dans lequel la notion d’individu s’efface : « [l’individu] cet artifice qui n’existe plus » (Jean Klein). Il n’y aurait plus de dualité, plus de séparation entre le témoin et les autres, les objets et la nature. Cet état d’être est propice à une paix profonde, mais comment propager cette « bonne nouvelle » aux autres ?
C’est pourquoi je m’interroge sur la co-existence entre ces éveillés et le monde matériel. Car ces êtres qui planent dans un univers parallèle merveilleux sont-il sensibles à la misère, à la dégradation de la nature ? C’est probablement là où l’amour peut rentrer en jeu pour tisser des liens ; comme le pèlerin qui vient répandre la bonne nouvelle. Car la planète et ses habitants vont mal, baignés dans un spectacle marchand omniprésent, certains saoulés par l’abondance matérielle, d’autres affamés. Cette dictature du « faux omniprésent » écrase tout sur son passage. Aujourd’hui on voudrait imposer des mesures sanitaires à des peuples indigènes autonomes ! On voudrait que la peur envahisse toutes les sphères. A ce propos, je vous invite à consulter ce témoignage de la communauté Ciptagela de l’île de Java :

Il me semble important de préserver la nature au maximum malgré la dérive totalitaire. Pouvoir subvenir à ses besoins alimentaires en préservant la nature, à l’image de ce peuple de Java qui a un stock de 90 ans de riz et qui vit depuis plus de 7 siècles en groupe ! Planter des arbres fruitiers me semble primordial dans ce contexte. Rendez-vous compte : il y a peut-être plus d’arbres fruitiers dans mon jardin que dans tout Paris ! Comment peut-on vivre dans un désert de béton ? L’angoisse ne prolifère t-elle pas face à ce monde contre nature et sans abondance ? Une peur inexorable s’abat sur les esprits . « l’Espoir, Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique, Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir » C. Baudelaire.

L’antidote ne serait-il pas l’abondance en toute saison et en tout lieu ? C’est pourquoi je pense que l’acclimatation fruitière fait parti du remède ! Rapellons-nous que l’acclimatation est une activité aussi vieille que l’homme et qu’elle a été freinée depuis que le transport mondialisé ne justifie plus que l’on consacre du temps et de l’énergie à cette propagation végétale.

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