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L’autonomie (3) Comment obtenir une source d’alimentation régulière ?

Comment nos ancêtres parvenaient-ils à subvenir à leurs besoins alimentaires ? La notion d’ancêtre mérite d’être précisée : on pense souvent aux gens qui vivaient il y a quelques siècles ou à l’antiquité. Mais il s’agît d’un passé très proche, « d’hier » presque sur la frise chronologique de l’homme ! Les véritables berceaux de l’humanité se situent au sud (le rift africain ou l’Asie). Dans des zones où les saisons sont moins marquées et la nourriture probablement plus régulièrement accessible. Le départ vers le nord a nécessité probablement le stockage des récoltes/cueillettes. Affronter de longues périodes sans nourriture est un défit pour l’organisme. L’omnivore peut probablement manger plus de viande l’hiver ; mais l’installation dans ces régions dites tempérées a du nécessiter une adaptation des pratiques (car la génétique s’adapte bien lentement). La connaissance, le savoir, l’échange, l’agriculture, l’élevage : tout a évolué rapidement pour survivre dans ce milieu.

Concrètement aujourd’hui pour être autonome, il faut non seulement produire suffisamment à la belle saison ; mais également en hiver ! Le gel apparaît comme une ligne de démarcation : s’il ne gèle pas (au Sud de l’Andalousie par exemple) il n’y a pas de raison de s’inquiéter. En hiver les arbres peuvent regorger d’avocats, agrumes, anones, kaki, voir même de bananes, papayes… Et je n’évoque pas les légumes, qui sont disponibles non stop ! Dans les zones où le gel peut sévir, il faut stocker pommes, poires, kiwi, kaki. Bien sûr si l’on transforme ses aliments on peut faire des conserves ou congeler. Mais je n’ai pas recours à ces procédés qui transforment la structure des aliments.

L’hiver apparaît comme un challenge insurmontable.  Je reste perplexe sur ma capacité à passer l’hiver sans dépenser un centime pour ma nourriture, même dans un horizon lointain. C’est pour cette raison que je me donne comme objectif d’être autonome qu’en été/automne et cela dans quelques années…

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  1. parsy

    top du top vive l’ autonomie alimentaire :)))) ya pas mieux de produire sa propre nourriture je te souhaite une grande réussite.

  2. Jean-loup Charpentier

    Salut, pour ma région normande j’envisage une serre/véranda hors gel contre la maison qui serait vraiment un lieu de production également. Je test des fruitiers tropicaux pas trop grand : tomate en arbre, bananier dwarf cavendish, papaye TR Hovey…

    • Benoit Vandangeon

      Bonjour,
      La serre est un allié de choix, surtout si elle est grande. Dans mon coin je crois que je n’ai pas le droit d’en avoir (la ville de Nîmes a un charte des garrigues contraignante…).
      Je suis intrigué par la papaye TR Hovey. Comment se procurer cette plante ? Pour ma part j’ai fait des semis de Papaye Solo au mois de mai, ils font 20 à 30 cm aujourd’hui… Si tu arrives à avoir des papayes dans ton coin, châpeau !!!

      • Charpentier Jean-Loup

        Pour les serres tu peux vérifier en mairie. Pour la TR Hovey j’ai commandé des graines a voir… sinon oui c’est compliqué. Pour la papaye elles resteront sous serre. Sinon en bananier je te conseille orinoco dwarf ou dajiao.

        • Benoit Vandangeon

          Merci pour ces conseils.
          D’après un connaisseur en fruits exotiques (de Madère) les papayes ne seraient pas fidèles au semis. Tu me diras ?
          Pour la variété Dajao sa description dans la maison du bananier avait effectivement attiré mon attention !