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Cueillettes

Voici le fruit de mes cueillettes ! Quelques mûres blanches (la saison est très longue cette année, environ un mois), des nèfles tardives et parfaitement sucrées (saveur confiture de fraise), des abricots du jardin, et des figues grises de St Jean, Dauphine et des prunes violettes.

Les fruits ultra murs ramassés dans un sac plastique n’ont pas très bien supporté le voyage dans mon sac à dos !

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  1. Thierry BOCCARD

    Bonjour Benoit.
    Peux tu nous dire qu’elle est la variété de ton néflier du Japon à fruits tardifs. J’aimerai en planter un dans mon petit verger à Albi.

    • Benoit Vandangeon

      Désolé de ne pas avoir été plus clair, en fait cette année les nèfles du Japon sont tardives par rapport à d’habitude. Généralement, les fruits se succèdent : nèfles, puis mûres et enfin figues fleurs. Cette année, la succession est moins marquée. Ici les nèfles du Japon se distinguent par la couleur de leur chair. Il y en a des claires aigrelettes en sous maturité et les jaunes plus douces. Une fois très mûres, les deux sont très sucrées (et ma préférence va aux pales, saveur confiture de fraise !).
      En France, on sélectionne peu ce fruit. En revanche, on s’appercoit qu’à l’étranger le loquat rencontre un plus grand intérêt avec des variétés sans noyaux, des fruits très larges…
      Il y a des fils de discussion intéressants sur certains forums :
      http://tropicalfruitforum.com/index.php?topic=26538.0

      Pour ma part, je suis sidéré de voir à quel point ce fruit est délaissé, chaque année, des milliers de tonnes en France sont gaspillées… C’est un arbre ornemental, on apprécie ses feuilles persistantes et le parfum de ses fleurs. Mais l’on ne s’aventure pas à goûter les fruits.
      La nèfle du Japon a un autre intérêt pour l’acclimateur que je suis. L’arbre est en quelque sorte un thermomètre vivant. Il permet de qualifier le climat en quatre zones :
      – jamais de fruits (zone montagneuses en France),
      – des fruits très rarement (la majeure partie du territoire français, jusqu’à zone 8B). A Paris (grâce à l’effet ville), les fruits ne sont pas du tout rares.
      – des fruits presque chaque année (zones 9 et supérieures)
      – des fruits chaque année (zone 9B – 10A au minimum).
      La floraison ayant lieu en automne, les fleurs nouent correctement si il n’y a pas de fortes gelées (-4 à -7 selon variétés et humidité). Mon grand père ne se rappelait pas que dans sa campagne (arrière pays niçois) d’une année sans nèfles même en 85-86 !