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Le kaki vert

Benoit G. a de nombreuses variétés de Kaki dans son jardin, le kaki vert est probablement le plus original. Il s’agit d’un arbre de plus de 4 m de hauteur, aux feuilles pendantes et aux fruits regroupés en grappe. L’arbre serait un peu plus frileux que les plaqueminiers aux fruits « oranges ». Mais ce spécimen vieux de quinze ans environ a déjà survécu à -15 °C. La saveur est plus douce que celle des kaki « oranges », elle est particulièrement fruitée et agréable. A maturité, le kaki vert prend des teintes légèrement orangées et sa pulpe devient également orange. Les fruits que j’ai cueilli sont dépourvus de noyaux, malgré la présence d’autres plaqueminiers à proximité.

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce fruit, je vous conseille la lecture de ces deux articles passionnants :
http://www.fruitiers-rares.info/articlesA-141a146/article143-Plaqueminier-a-fruits-verts-Diospyros.Roxburghii.html

http://www.fruitiers-rares.info/articlesA-159a164/article164-identification-Plaqueminier-a-fruits-verts-Diospyros.Roxburghii.html

Benoit G. est un passionné d’acclimatation et il est en train de concevoir un système composé de grandes cuves capables d’accumuler de la chaleur. Au pied des cuves : sapote blanches, avocatiers et cherimoya ! Nous suivrons ce chantier prometteur.

La parcelle comprend un potager-forêt splendide avec de nombreux pacaniers de grande taille.

Benoit G. a une très belle collection de kaki :

Quelques photos en vrac :

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  1. Johan F

    Impressionnant ces cuves ! Peut être que le simple fait de les remplir d’eau peut diminuer l’impact des gelées à proximité, comme au bord d’un cours d’eau par exemple.
    Dans quelle région se trouvent elles ?

    • Benoit Vandangeon

      Les cuves de béton vides pèsent 5 tonnes chacune et une contenance de 10 000 litres. Soit un tampon thermique de 45 tonnes !!! Benoît se situe proche de Ganges. J’ai hâte de voir comment ce système fonctionne. Quel challenge !

    • Jean B.

      Le volume total est fort grand, mais ce qui est le plus important pour déterminer le taux d’échange de chaleur est la surface de contact eau-béton et béton-air, qui elle n’est pas gigantesque étant donnée la form cylindrique choisie (en comparaison avec les grands lacs ayant un effet sur le climat local), et la question subsidiaire est de savoir à quel point le béton agit comme isolant thermique. Cela dit, il semble plausible que cela puisse agir à titre ultra-local. Mais potentiellement qu’un système à aspersion comme utilisé en agriculture serait plus efficace(?). (Car permettant une surface de contact air-eau gigantesque, sans l’effet isolant du béton?).

      Enfin bref, que des suppositions. De simples calculs devraient permettre de déterminer l’effet potentiel.

    • Anonyme

      La conductivité thermique du béton (W/m/K) est entre 0.8 et 1.28 (d’après wikipédia).
      On peut par sécurité, prendre une eau à 10°C soit 283 K
      Une température extérieure de 0°C soit 273 K.
      Une épaisseur de la cuve de 10cm soit 10^-2m (valeur peut-être fausse).
      A vue de nez toujours, 2m de diamètre pour chaque cuve.

      A priori, on peu faire les calculs mais j’ai oublié comment faire…

    • Jean B.

      Pas mal. Prenons la moyenne, soit 1.04 W/m/K.
      Prenons 10°C de DELTA T comme suggéré ci-dessus.
      Prenons 10 cm d’épaisseur = 0.1 m.
      Supposons une surface extérieure des cuves de 25 m2 (Par exemple, un cylindre de diamètre (intérieur) de 1 m et 3 m de hauteur aurait un volume de 9.4 m3 et une surface de 22 m2. J’arrondis à 25 pour l’épaisseur de béton, et cela dépend aussi de la forme exacte de la construction.
      Donc on obtient 1.04 W/m/K * 10 K * 25 m2 / 0.1 m = 2600 W.
      W = J/s.
      L’air a une capacité thermique massique de l’ordre de 1000 J/K/kg (selon wikipedia).
      Supposons un vent de 5 m/s. Supposons que la cuve chauffe à 1 m lattéralement. la surface perpendiculaire au vent chauffée serait de 16 m2 (4×4 m2). Fois la vitesse du vent, il faut chauffer 80 m3/s d’air, ou 80 kg/s.
      On a 2600 W (=2600 J/s) fournis par la cuve pour ces 80 kg/s:
      DELTA T = (2600 J/s) / (1000 J/K/kg*80 kg/s) = 2600 / 80000 = 0.0325 K (=0.0325°C).
      Ce qui semble comme qui dirait faible.

      Bien sûr, j’ai potentiellement fait des erreurs. Et cela dépend par ailleurs des hypothèses, au cas où je n’en aurais pas fait.

      PS: finalement, l’eau liquide a une capacité calorifique de l’ordre de 4000 J/K/kg. La cuve contient 10000 kg d’eau. Si l’on perd 2600 J/s, combien de temps faut-il pour que l’eau perde 10°C de température?
      4000*10*10000/2600 = 150000 s = 1.8 jours. Si je ne me trompe pas.

      Donc, si le calcul ci-dessus est exact:
      [1] le changement de température à espérer est pratiquement négligeable;
      [2] la température de l’eau dans les cuves ne devrait pas pouvoir maintenir un différentiel important avec l’air ambient, sauf si l’eau était continuellement renouvelée.

      —-> Si les calculs sont exacts, ces cuves sont une nuisance inutile à l’environnement sans avantage valable.

    • Benoit Vandangeon

      Merci pour ces calculs. Je suis incompétent pour les valider ou pas. Peut-être que cela donne une idée de l’effet à escompter.
      En revanche, je me sens un peu coupable lorsque je lis votre conclusion potentiellement décourageante pour Benoît G. En effet, j’ai omis de préciser que le dispositif était en construction. Il est prévu de couvrir l’ensemble et de déborder au dessus des plantes. D’autre part, les cuves devraient être peintes avec une couleur sombre.
      Enfin, comme ce dispositif servira également à stocker l’eau du toit il a plusieurs utilités.
      Je retiens la suggestion de faire circuler l’eau. La géothermie pourrait effectivement jouer un rôle intéressant !
      Il sera instructif de suivre le projet et de mesurer au petit matin la température près des cuves et de la comparer à celle dans le jardin,loin du dispositif.

    • Jean B.

      (Après, une erreur de ma part est aussi toujours possible… À vérifier!
      Par ailleurs, du moment que les cuves servent à récupérer l’eau du toit, il semble qu’elles ont une utilité avérée, la question est juste de savoir si elles ont une deuxième utilité ou non… Il se peut aussi que les cuves protégent les plantes du vent, ce qui peut aussi jouer un rôle positif. Peut-être ma conclusion était-elle trop pessimiste?)

    • Benoit Vandangeon

      « Si les calculs sont exacts, ces cuves sont une nuisance inutile à l’environnement sans avantage valable »

      Oui votre conclusion est assez sévère. Mais je partage votre préoccupation de veiller à dénoncer les fausses bonnes idées écologique. L’écologie est quelque chose de complexe et vos calculs nous aident à y voir plus clair.
      Dans le cas présent, le système mis en œuvre est expérimental. A mon avis, la passion des arbres exotiques est la principale motivation. Et si le système permet de sauver un arbre fragile c’est rentabilisé sur un certain plan !
      Pour ma part, je pense que j’aurais plutôt fait une montagne de terre côté nord ou bien un trou si la terre est profonde, ou les deux ! Qu’en pensez-vous ?

    • Jean B.

      Probablement que le tas de terre (ou mur de pierres sèches), côté nord peut avoir un effet positif…
      Le trou, par contre, je ne sais pas. Il me semble que l’on dit que le froid s’accumule dans les creux, ainsi il pourrait être déconseillé de planter les arbres fragiles dans des creux/trous trop profond(?). Je ne sais pas, c’est en tout cas il me semble une théorie, je n’ai pas personnellement d’expérience pratique en la matière…