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Le travail de la terre

Les techniques de travail et de non-travail du sol ont des objectifs communs :
– rendre la terre moins compacte afin de ne pas freiner la progression des racines,
– aérer le sol afin de permettre certaines réactions aérobiques.

On entend tout et son contraire dans ce domaine ! Chacun y va de sa méthode, de ses expériences ou de ses théories… Voici un tableau qui liste une partie des bienfaits et inconvénients de chaque itinéraire technique.

Le travail mécanique du sol (par exemple : labour, binage)

AvantagesInconvénients
– maîtrise des adventices,
– préparation du sol avant semis,
– bonne aération,
– mobilisation des minéraux ?
– mélange des horizons,
– perturbation de la vie des sols (champignons, bactéries, ver de terre),
– opérations à reproduire,
– appauvrissement du sol sur le long terme.

Le non travail du sol

AvantagesInconvénients
– respect de la vie du sol (champignons, bactéries, ver de terre),
– lorsque le sol est régénéré et vivant il est fertile,
– recyclage de la matière organique,
– pratique pérenne.
– semis direct parfois difficile,
– gestion des adventices (couverture par paillage, bâche…),
– apports parfois nécessaires pour initier le processus (Matière Organique >3%),
– processus lent.

Si vous voyez d’autres inconvénients/avantages à signaler n’hésitez pas à poster un commentaire !

Pour ma part, je fais l’expérience du non-travail du sol – à l’exception de la plantation (il faut bien faire un trou pour planter un arbre !). Tenter de cultiver sans labourer revient à imiter la fertilité des écosystèmes naturels (forêt, prairie). Les arbres ne poussent-il pas dans les bois ? Mais cela suppose de pouvoir reproduire au moins en partie la dynamique de ces milieux !

A mes yeux, le travail du sol incarne une vision aliénée : on ne fait pas confiance en la nature, il faut la dépasser, la maîtriser ! Et si labour après labour, le sol devient toujours plus pauvre, il suffit de rajouter de l’azote, du potassium… C’est un peu comme la médecine, qui semble oublier lorsqu’elle ordonne des vitamines synthétiques ; qu’elles existent dans la nature sous une forme probablement bien plus assimilables. Peu importe l’état du terrain, puisque l’on sait le complémenter ?

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