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Les meilleurs climats européens pour l’autonomie alimentaire

A moins que l’on ai un régime très carné, il est important pour l’autonomie alimentaire de s’installer dans une zone propice à l’agriculture. Pour que les végétaux poussent, il faut la conjonction de deux phénomènes météo : chaleur et pluie. Si l’on regarde le continent européen à la lumière de ces deux critères deux zones se distinguent : la façade atlantique et le sud des Alpes. Les fortes pluies hivernales propres au climat méditerranéen ont certes un effet positif sur les nappes phréatiques, mais la sécheresse estivale est dramatique pour la végétation. C’est la raison pour laquelle les précipitations en été sont si importantes. Je considère que sur les mois de juillet et d’août, il faut au moins en moyenne 100 mm.

Précipitations entre le 1er juin et le 31 août 2014
répartition des pluie selon la saison
températures moyennes annuelles

La façade atlantique : Bretagne, Landes, côte atlantique espagnole (Galice, Asturies…), Nord du Portugal. La région « Norte » du Portugal n’est pas très favorable ; certes les précipitations annuelles sont importantes (1255 mm à Porto), mais elles sont très rares les mois d’été (14.5 mm en Juillet et 24.3 mm en Août). A Bilbao, c’est déjà beaucoup mieux : 53.6 et 65.1 pour les mois de juillet et août. A Bayonne c’est idéal (94.1 mm et 101 mm pour les deux mois d’été). Tandis que la Bretagne et les côtes normandes manquent de chaleur pour certaines cultures ; mais les paysages biens verts toute l’année ne trompent pas sur le potentiel de ces régions ! Pour résumer, la façade atlantique est généralement bien arrosée toute l’année ; mais les températures sont un peu faibles pour certaines cultures.

La deuxième zone comprend la région de Gêne, la plaine du Pô, Croatie, Albanie. Il s’agit d’une zone qui bénéficie de températures élevées l’été, de précipitations assez bien réparties (même si l’été est moins arrosé que le reste de l’année). Cerise sur le gâteau les températures hivernales sont clémentes et permettent l’acclimatation de beaucoup d’espèces.

D’autres microclimats peuvent-être intéressants, mais ils ont au moins un facteur limitant (soit la pluie, soit la chaleur). L’Espagne est généralement beaucoup trop sèche en été et l’irrigation artificielle est la condition pour faire pousser quelque chose !

Sur cette infographie on s’aperçoit que le temps entre deux précipitations estivales est supérieur à 66 jours, sur une bonne partie du sud de la péninsule ! C’est dommage car les températures de l’Andalousie permettent d’acclimater un maximum de plantes tropicales (papaye, mangue, banane…).

Le sud du massif central est localement intéressant, mais les températures hivernales peuvent constituer un frein à certaines cultures. C’est une remarque que l’on peut généraliser à une grande partie de l’Europe située au nord de la Garonne.

En ce qui concerne les cultures annuelles ou celles d’arbres peu frileux, les régions d’Europe continentales sont pourvues d’un climat généralement favorable.

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  1. Charpentier jean-loup

    Une fois un secteur choisi c’est important de rechercher les microclimats et la pédologie locale. Pour donner un exemple que je connais -la Normandie- le climat général et les cultures possibles entre les zones peut être très variable. En effet le climat local varie de l’océanique franc sur les cotes au influences méridionales dans le sud de l’Eure au niveau des vallées et des zones de coteau calcaire. La pluviométrie entre ces zones varie entre 1100 mm /an a moins de 500 mm/an. Également il y a regarder la roche mère, ma région est séparée entre massif armoricain normand schisteux ou granit et entre le bassin parisien calcaire. Les conservatoires botanique apportent généralement de précieuses informations pour s’y repérer.