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Que penser des sangliers ?

Les sangliers ont faim, ils viennent maintenant régulièrement sur mon terrain dont la clôture n’est pas encore achevée. Ils dévorent le maïs, les tomates, défoncent le potager. Ils déchiquettent les arbres qui avaient le malheur de porter des fruits (prunes et figues).

Dans le monde agricole il s’agit d’un véritable fléau. Sur le département du Gard environ 35 000 bêtes sont abattues par an, mais elles continuent à pulluler et causer des dégâts considérables (récoltes moindres, cultures dévastées, accidents de la route…). Il y a dans le monde paysan une grande colère. Le citadin qui légifère et rend la justice ne comprend pas ce désarroi. Les choses pourraient changer car un sanglier s’est promené en plein centre ville de Nîmes sur l’avenue Jean-Jaurès !

La colère est légitime. Je me dis que tous ces efforts pour rendre les sols vivants en favorisant les insectes et vers de terre attirent ces mammifères. Je cherche les éventuels avantages des sangliers : mélanger la terre et incorporer la matière organique dans le sol ? Non, le sanglier pose un véritable problème dans la sphère « d’explications permaculturelles ». Peut-être que l’homme qui devrait être un prédateur de l’animal ne le consomme plus : car malgré un abattage important on ne commercialise que de la viande d’élevage ou presque ! Rapporté au nombre d’habitants du Gard (738 000), nos 35 000 bêtes correspondent à environ 2 kg de viande par habitant (en prenant 50 kg par bête).

Chacun s’enferme, en espérant que la bête ira chez le voisin. On tire des fils électriques, on s’arme… Quelle solution pour faire cohabiter ses animaux et maintenir une activité agricole ?

Une chose est sûre mes pratiques agricoles plaisent aux sangliers : le paillage garde la terre humide et riche en insectes, le fait de déposer mes épluchures sur le sol ou enstérées est également très attirant.

Voici un pied de maïs après « l’ouragan » :

 

 

sources :

JUSTICE Les paysans soutiennent un viticulteur accusé d’avoir tué un sanglier

GARD Le sanglier désigné comme l’ennemi public numéro un

 

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