Épisode cévenol

Benoit30
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Épisode cévenol

Message par Benoit30 »

Le gfs (modèle de prévision météorologique) annonçait moins de 5 mm d'eau pour la journée, donc j'ai pris mon vélo pour aller au travail. Très rapidement le radar de précipitation montrait que la dépression centrée sur Sommières s'étendait en direction de Nîmes.
L'ouest de la capitale Gardoise a été frappé violemment.
Il est rare qu'une station météo soit située exactement là où le phénomène a été le plus marqué. La station de Nîmes Courbessac situé de l'autre côté de Nîmes a enregistré un peu plus de 120 mm. Mais il est fort à parier qu'à certains endroits il ait plu 200 mm voir plus !
Météo France a mesuré à l'ouest de Nîmes des pointes à 20 mm en 5 minutes...
IMG_20210914_192608.png
Au travail, le rez de chaussée était inondé, le courant coupé et l'eau coulait depuis les plafonds. La sirène des pompiers a retentit sans discontinuité toute la matinée. Mes collègues qui voulaient rentrer chez eux le midi ont été bloqués sur des chaussées submergées et où des arbres arrachés par les rafales jonchaient le sol...
Ce soir, de retour au Mazet, je constate que les précipitations ont été plus faibles et que certaines vitres de la serre ont volé en éclats.
[youtube]https://youtu.be/cGKLbwEOtX8 [/youtube]

Ce qui m'a surpris : en grattant le sol, je m'aperçois qu'il n'est mouillé que sur les 3 ou 4 premiers centimètres. La violence des précipitations ne permettrait pas une diffusion en profondeur de l'humidité ?

tikilou
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Re: Épisode cévenol

Message par tikilou »

Benoit30 a écrit :
mar. sept. 14, 2021 7:10 pm
Ce qui m'a surpris : en grattant le sol, je m'aperçois qu'il n'est mouillé que sur les 3 ou 4 premiers centimètres. La violence des précipitations ne permettrait pas une diffusion en profondeur de l'humidité ?
Ça dépend très largement de ton sol, bien plus que de la violence des précipitation.

Un sol qui n'est pas tassé, bien aéré, nourri, riche en carbone et micro-organismes, non labouré et pleinement investit par les mycorhizes, à l'égal d'un sol de de forêt, serait capable d'encaisser et absorber de fortes précipitations, et retenir l'eau en plus grandes quantités et sur davantage de temps.

À contrario, un sol tassé, pauvre, avec un faible taux de matière organique, aura bien du mal à jouer les éponges, stocker et conserver l'eau.

Sans compter qu'en outre, la nature de ton sol (argileux ou sableux) joue également, ainsi que la profondeur de ce dernier.

Ce n'est pas par hasard si l'on se fait à ce point submerger par les inondations, entre la déforestation depuis des millénaires, la bétonisation des sols, et le labour quasi généralisé de l'agriculture intensive, les sols n'absorbent que très mal l'eau, et lors des grandes précipitations, l'eau ruisselle d'autant plus, provoquant au passage une belle érosion, et des rivières boueuses et polluées.

Le meilleur conseil que j'aurais à donner à quiconque s'installant sur un terrain avec un manque d'eau régulier, et des risques d’inondation, serait de faire autant d'apports que possible de matières organiques carbonées. Les inconvénients du risque d'une faim d'azote passagère étant largement balayés par les bénéfices apportés, très rapidement.
Et si le sol n'est pas suffisamment profond, il ne faut pas hésiter par ce biais, à recréer du sol, et planter suffisamment de grand arbres (le paulownia, pour exemple, pousse très vite et peut combler les trous le temps que d'autres essences se développent) pour apporter de l'ombre aux heures les plus chaudes de la journée et obtenir un apport supplémentaire pour les sols.

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