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Bourse aux greffons d’Alès

Le 25 février se tenait à Alès la huitième bourse aux greffons. Le principe est le suivant : vous donnez à l’accueil vos greffons et graines, puis vous pouvez vous servir sur les tables. Il ne s’agit pas d’un échange puisque même si vous venez les mains vides vous pouvez repartir avec du matériel végétal. Je m’y suis rendu avec des graines d’asiminier, Kaki virginiana, févier d’Amérique et maïs doux. Les participants ont pu assister à une démonstration de greffe. L’ambiance était très conviviale.


Pour ma part, j’ai pris des greffons de pêcher que je grefferai sur mes amandiers. J’ai oublié de prendre des greffons de pomme Transparence de Croncels qui a la particularité de bouturer facilement.


J’ai assisté à une situation qui met en exergue les limites de l’identification des variétés. Une personne s’est présenté à l’accueil avec des boutures de vigne dont il ne connaissait pas le nom. Il a décrit la variété comme suit : gros grains blancs allongés, rustique et insensible aux maladies, le raisin se conserve jusqu’en décembre… Probablement un raisin dattier ? Toujours est-il que ce raisin n’a pas pu participer à la bourse aux greffons. Sous prétexte d’identification et de sauvegarde d’anciennes variétés, nous refusons toutes autres variétés ? L’état d’esprit dans lequel est enfermé certains amateurs de fruits anciens est à mille lieux de celui des arboriculteurs du 19ème siècle qui étaient fiers de leurs nouvelles créations variétales. Il me semble qu’aujourd’hui, nous fixons le retro-viseur le passé et nous tentons d’inflechir le renouvellement perpétuel de la nature et de son patrimoine génétique ?

Dans le potager du centre de pomologie d’Alès, contre un mur, un avocatier avec quelques feuilles grillées (en janvier 2017, Alès a subit -4.2°C – plus doux qu’à Nîmes).

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