Les hivers n’ont pas disparus !

Le climat de la France doit sa douceur aux mers qui l’entoure. Le flux d’ouest nous apporte de l’humidité et des températures clémentes. A force d’entendre parler du réchauffement, nous étions convaincus que le froid en hiver serait plus rare et moins piquant. Mais le quotidien météorologique peut contredire les climatologues qui considèrent des moyennes de 30 années.*

L’épisode hivernal que nous avons subit en début d’année nous prouve qu’il ne faut pas s’emballer. D’ailleurs, nous avons évité de peu une répétition promise par les modèles météorologiques pour la fin janvier !

Des nouvelles de l’avocatier de Maël
Le gagnant de notre concours a été frappé par des températures de l’ordre de -10°C, nous étions donc très curieux de savoir comment ces avocatiers ont réagit ? Sur notre groupe Telegram, Maël a apporté quelques réponses :

j’ai l’impression que celui au milieu de la cour est très très abîmé voir mort (il était en début de floraison). Devant la maison, le plus abrité à l’air bien vivant mais très abîmé et l’autre peut-être pas complètement mort. A voir au printemps et l’hiver n’est pas terminé. En gros pour mes arbres -10⁰ c’est trop!

Il est bien sûr trop tôt pour avoir des certitudes quant à leur évolution, d’autant plus que l’hiver n’est pas terminé. Je n’ai pas osé évoqué son cherimoya, ce serait miraculeux qu’il survive à -10°C !

Sur la côte méditerranéenne même si les températures ne sont pas toujours descendues sous le 0°C, l’état des tropicales est préoccupant, je ne compte plus les papayers et jackfruit moisis ! L’atmosphère humide n’est pas forcément positive . Certes il ne faut pas que les plantes affrontent le froid avec un stress hydrique important, mais le fait de baigner dans l’eau n’est pas idéal.

Vous commencez à me connaître, je suis un grand impatient et expérimentateur. C’est la raison pour laquelle je plante même des végétaux jeunes. Il est difficile d’avoir des certitudes : on pourrait penser que si je les avais mis en serre durant l’hiver ils se seraient mieux comporter ? C’est probable, mais ce n’est pas sûr. Mon plus beau jackfruit (acheté en Andalousie et mesurant 1.5 m avec le pot) est mort dans la serre…

Toujours est-il que les acclimateurs attendent avec impatience le printemps, car plus les jours froids s’accumulent plus les dégâts sont visibles. Maintenant que les scenarios météorologiques pour la fin du mois sont connus, nous ne pouvons qu’espérer avoir un mois de février clément !

*je propose de remplacer cette dernière phrase par celle-ci « Mais le quotidien météorologique peut contredire l’image que l’on se fait de l’évolution du climat. » Comme il y a eu un débat dans les commentaires je laisse la formulation initiale afin que chacun puisse comprendre les réactions.

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Commentaires

6 réponses à “Les hivers n’ont pas disparus !”

  1. Avatar de Pitrot
    Pitrot

    Je trouve déplorable que vous mettiez en doute le travail des climatologues pour chaque aléa cimatique que vous rencontrez. Ceci ne fait aucun sens. Promouvoir le climatoscepticisme sert naturellement vos buts d’acclimateur mais je trouve cela très égoiste et cynique. Selon votre logique, on doit croire au réchauffement climatique l’été, et à la venue d’une prochaine glaciation l’hiver.

    1. Avatar de papabravo
      papabravo

      En fait vous êtes d’accord avec l’auteur de cet article! Vous n’avez juste pas compris son sens ou mal lu.

    2. Avatar de Benoit Vandangeon
      Benoit Vandangeon

      Votre commentaire me donne l’occasion de préciser mon propos et d’essayer de dissiper les ambiguïtés.
      https://www.youtube.com/watch?v=95HkbxaL2y8
      Dans cette vidéo mise en ligne il y a deux ans, j’y explique la différence entre climat et météo, j’y analyse la spectaculaire hausse tendancielle des températures de la station de Nîmes qui dispose d’archives sur plus de 100 ans.
      Il est primordial de distinguer la météo du climat. Les acclimateurs sont particulièrement sensibles à cette différence, car bien que nous soyons dans un contexte de hausse générale de température, les épisodes de froid peuvent faire encore très mal à nos végétaux sensibles.
      Dans notre groupe Telegram, il y a d’ailleurs un météorologue, je lui demanderai ce qu’il pense de mon article à l’occasion. Je ne souhaite pas me mettre à dos la profession
      Enfin, en ce qui concerne le scepticisme, je plaide coupable. J’apprécie la méthode Cartésienne qui privilégie le doute comme base de raisonnement.
      Par ailleurs, je vous propose, dans une démarche constructive de reformuler mon article afin de lever les confusions qu’il pouvait entretenir ?

  2. Avatar de Alexandre
    Alexandre

    Ici nous sommes sous les eaux ,un Aqualand à perte de vue suite à trois années de sécheresse le déluge est en marche (sans être étonné ) ,les agrumes sont aux anges .La météo sous nos contrées est capricieuse et les météorologues (en herbe) sont bien souvent en conflit avec météo France ,bref moi aussi .La météo c’est dur à prédire et les modèles sont trop nombreux pour prédire avec exactitude le temps ,la machine ne nous remplacera pas .Le vortex polaire(Spécial Moscou Paris ) peut nous rendre visite l’hiver n’est pas fini vers mi février par exemple (attention cela risque de faire très mal ) .Une petite pensée aux gens d’outre Atlantique qui sont entrain d’y douter .Bonne soirée .

  3. Avatar de Tien Ma
    Tien Ma

    Bruxelles descend rarement à -9°C, souvent à -5°C ou -6°C.
    Cet hiver 2025-2026 plus doux, la première semaine était -3°C ou parfois -4°C.

    A partir de -5°C, les avocatiers sont abimés. Les avocatiers peuvent mourir mais très souvent repartent à partir de racines de nouvelles tiges vers mai ou juin.

  4. Avatar de Pitrot2
    Pitrot2

    Mon ton était à dessein un brin excessif. Néanmoins, que les températures extrêmes diverges parfois massivement des moyennes est il me semble une évidence. Et ces températures extrêmes elles aussi se réchauffent, p.ex.: https://ncas.ac.uk/what-does-climate-change-mean-for-cold-weather/ +1.7°C pour la température moyenne et +1.9°C pour la température la plus froide (soit essentiellement le même réchauffement). Qu’on ait parfois des températures nettement plus basses que les moyennes est un fait avéré. Et la différence entre ces minimas ponctuels et les moyennes est telle qu’elle que cette différence est nettement plus importante que la contribution du réchauffement climatique pour le ressenti du premier péquin venu. Il n’empêche que les minimas également se réchauffent. Cela dit, mon argument était plutôt que prendre un exemple isolé pour en faire une contradiction avec la théorie du réchauffement climatique (qui par définition se base sur des temps plutôt longs) est déplorable.

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