Cloque en stock

La cloque a été très virulente ce printemps. Malgré la chaleur et la sécheresse du mois de mai, beaucoup de pêchers ont souffert, certains sont morts :

D’autres s’en sortent un peu mieux… Mais le bilan est très mauvais, la production sera pire que les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes. Tout ceci m’inspire pas mal de remords : je suppose que des variĂ©tĂ©s plus rustiques auraient mieux supportĂ© ces attaques fongiques ? Toutefois, des semis de pĂŞche de vigne soi-disant rĂ©sistantes s’en sortent Ă  peine mieux !

J’ai Ă©galement fait l’erreur de greffer assez haut mes amandiers sauvages, l’ensemble forme un attelage malingre.

Autre regret, il y a quelques annĂ©es un lecteur d’acclimatons m’avait proposĂ© de rendre visite Ă  un pĂ©piniĂ©riste qui s’Ă©tait spĂ©cialisĂ© dans la sĂ©lection de variĂ©tĂ©s rĂ©sistantes de pĂŞchers. Pendant de longues annĂ©es il avait sillonnĂ© les campagnes Ă  la recherche de pĂŞchers anciens capables de juguler les attaques de la cloque. J’avais gardĂ© cette information dans un coin de ma tĂŞte. Quelques annĂ©es plus tard, je me suis dĂ©cidĂ© Ă  organiser une visite. Malheureusement, le pĂ©piniĂ©riste n’Ă©tait plus de ce monde et tous ces arbres avaient Ă©tĂ© rasĂ©s. Tout le long travail d’une vie avait Ă©tĂ© ainsi perdu.

Il existe en France un spĂ©cialiste de la pĂŞche de vigne, il a parcouru toute la France pour ramener 120 variĂ©tĂ©s diffĂ©rentes permettant une production Ă©talĂ©e sur 5 mois, pour plus de renseignement vous pouvez contacter : Mr Martin, 2 route de saint Gervais, 34260 Saint-Etienne d’Estrechoux

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21 rĂ©ponses Ă  “Cloque en stock”

  1. Avatar de olivier13410
    olivier13410

    bonjour BenoĂ®t, effectivement la cloque peut faire mourir des pĂŞchers, surtout les plus jeunes. alors il y a quelques variĂ©tĂ©s françaises qui sont rĂ©sistantes, belle impĂ©riale par exemple, que je n’ai pas traitĂ© cette annĂ©e et qui est indemne (mais cette variĂ©tĂ© produit des pĂŞches très tardives, si elles ne sont pas protĂ©gĂ©es d’un filet elles sont toutes vĂ©reuses). maintenant je laisse tomber les variĂ©tĂ©s tardives, les filets sont trop contraignants, je ne plante que des variĂ©tĂ©s qui produisent au plus tard le 20 juillet, après le 20 juillet la mouche mĂ©ditĂ©ranĂ©enne des fruits dĂ©truit tout!
    en variétés je te conseille spring time, spring crest, alexandra, dixie red, red heaven, fair heaven, impero et gilloux. avec çà tu as de très bonnes pêches de début juin au 20 juillet.
    en pêche très tardives tu as rubidoux, très bonnes pêches jaunes qui viennent début septembre, mais comme dit plus haut filet de protection obligatoire.
    la cloque n’est vraiment pas un soucis Ă  partir du moment ou tu acceptes d’utiliser un peu de cuivre (surtout qu’en terrain calcaire comme le notre, contrairement aux terrains acides, le cuivre dans le sol ne provoque aucun soucis, il est neutralisĂ© par le calcaire, un peu comme le fer).
    il faut traiter une première fois très tĂ´t (avec la cloque il vaut mieux traiter deux mois trop tĂ´t qu’un jour trop tard) : je traite autour du 15 janvier, puis un deuxième coup juste avant la pointe verte, c’est tout et çà suffit (sauf annĂ©e très pluvieuse ou je traite une troisième fois).
    pour le porte greffe je te conseille GF 677 (pĂŞcher x amandier) avec ce porte greffe aucune chlorose en terrain calcaire, pas de drageons contrairement au prunier, et forte rĂ©sistance Ă  la sĂ©cheresse (chez moi je n’arrose que les petits pĂŞchers, les gros pĂŞchers ne sont jamais arrosĂ©s en Ă©tĂ© et sont superbes, les pĂŞches sont un peu plus petite en cas de sĂ©cheresse mais bien plus sucrĂ©es que si je les arrosais).

  2. Avatar de olivier13410
    olivier13410

    au fait félicitation pour le titre (je suis tintinophile donc çà me parle!)

    1. Avatar de Benoit Vandangeon
      Benoit Vandangeon

      Milles sabords !
      Merci pour ces conseils. Au mois de novembre, je me replongerai dans ton commentaire pour choisir une variété.
      As tu une idĂ©e de laquelle serait la plus productive ? J’aime aussi beaucoup les nectarines, mais ça me semble encore plus fragile n’est ce pas ?
      J’ai un pĂ©cher de vigne qui donne en aoĂ»t et qui n’est pas attaquĂ© par la mouche mĂ©diterranĂ©enne. Dois-je en conclure que je peux m’aventurer Ă  cultiver des variĂ©tĂ©s tardives ?
      http://acclimatons.com/peches-a-cuire/

    2. Avatar de Camille (Tikilou)
      Camille (Tikilou)

      Salut Ă  vous deux, je suis surpris qu’aucun d’entre vous n’ait abordĂ© une des variĂ©tĂ©s anciennes les plus rĂ©sistantes et remarquables !

      La variĂ©tĂ© « Reine des vergers », porte bien son nom ! J’en ai trouvĂ© un beau pied Ă  Albi, jamais malade, et produisant de grosses pĂŞches savoureuses.
      C’est une ancienne variĂ©tĂ© française au port Ă©rigĂ© puis Ă©talĂ© avec fructification, vigoureuse, autofertile, jusqu’Ă  5 m de haut sur 2,5 m de large, fruit rose-rouge Ă  chair blanche et rouge autour du noyaux, juteuse, sucrĂ©e, et lĂ©gèrement acidulĂ©e, tenant le froid, le vent, rĂ©sistante aux maladies dont la cloque.

      J’ai pu me greffer (Ă  l’anglaise compliquĂ©e) un pied cette annĂ©e dĂ©but Mars, avec succès, sur prunier Myrobolan, et je viens de mesure la pousse de l’annĂ©e du greffon, Ă  73 cm, dans un pot rond de type conteneur me semblant faire autour de 1,3L sans rempotage. 🙂

      Cette variété aurait de bonnes affinités sur de nombreux portes-greffes, types pruniers sauvages, myrobolans, pêchers de vigne, et amandier, et ses fruits se récolteraient mi-Septembre.

      Enfin, en matière de pêche de vigne, une variété au feuillage pourpre se démarque également, nommée « Rubira ».
      Ce n’est pas la meilleure des pĂŞches, mais c’est du costaud, et très ornemental.

      Enfin, je citerais quelques variĂ©tĂ©s intĂ©ressantes pour complĂ©ter les propos d’Olivier :

      Pêcher « Rouge du Languedoc » : ancienne variété française très précoce, d’excellente résistante aux maladies et insensible à la cloque, très productive, fruit à chair blanche/jaunâtre ferme et juteux, récolte vers fin Mai.

      Pêcher Royal Glory : variété de bonne vigueur à la floraison abondante, de gros calibre à couleur pourpre, chair jaune de bonne qualité gustative, considérée résistante à la cloque.

      Pêcher nectarinier « Sanguine d’Auvergne » : variété exceptionnelle, autofertile, gros fruits à chair rouge, juteux, sucrés et acidulés de très bonne qualité gustative, au port semi-érigé de 6 m de haut sur 4 m de large, excellente productivité, très résistante à la cloque, récolte de Juillet à Août.

      Pêcher nectarinier « Olympio ferbijon » : variété française autofertile au port semi-érigé, autofertile, de 4 m de haut sur 2 m de large, aux très gros fruits fermes, rouges de qualité gustative exceptionnelle et d’excellente conservation, récolte à partir d’Août, résistante à la cloque.

      Enfin, je cite, de l’ouvrage que je suis en train d’Ă©crire :

      Le pêcher est une espèce d’arbre fruitier autofertile au port érigé, originaire du nord-ouest de la Chine, éteint à l’état sauvage, s’étalant de 2 à 3, voir 4 m de hauteur sur 1,5 m de large, rustique jusqu’à -15°C, parfois davantage. Il comprend quatre groupes principaux sous diverses appellations fruitières :
      -Les « Pêches », à fruits à peau duveteuse et noyau libre ; Les « Pavies », ayant la peau duveteuse et un noyau adhérant ; Les « Nectarines » , ayant la peau lisse et un noyau libre ; Les « Brugnons », ayant la peau lisse et un noyau adhérant.

      Sensible aux maladies et conditions de cultures, il se plaira principalement en conditions chaude et ensoleillées, et est traditionnellement cultivé en espalier contre des murs de pierre exposés plein sud, dans les régions fraîches, afin d’améliorer grandement sa rusticité et prévenir le gel des fleurs au printemps.
      La grande majorité des variétés sont sensibles à la cloque du pêcher, une maladie que l’on retrouve également chez les amandiers, due à un champignon, qui se développe sur les feuilles devenant rouges ou vert pâles, s’enroulant et se boursouflant à mesure que la contamination progresse, ainsi que les jeunes pousses et fruits, entraînant une expression symptomatique de l’infection de Juin à Juillet, avec une perte des feuilles et des fruits, ainsi qu’une fragilité plus grande chaque année jusqu’à potentiellement, la mort de l’arbre.
      Celle ci se déclarera chaque année, dès lors que le pêcher sera soumis à un cumul de pluies d’environ 12h30 avec une température sous les 16°C.
      Il convient donc impérativement de choisir des variétés résistantes à la cloque, ou l’étant partiellement (menant une bonne fructification à terme malgré sa présence). Les variété sensibles, peuvent néanmoins être cultivées en restant à l’abri des pluies de Janvier à mi-Mai en France, et dans des climats chauds.

      La multiplication s’effectue idéalement, en été, avec des yeux triples, que l’on prélève sur des rameaux bien aoûtés direction sud/sud-ouest, dont on a vérifié la bonne mise à fruit, représentatifs de la variété, et non contaminés par les monilioses, par greffe en écusson à œil dormant :
      Ă€ partir de fin Juillet sur pruniers (Saint-Julien x Brompton) pour terrains lourds, en AoĂ»t sur pĂŞchers francs sur sols bien drainĂ©s – qu’il sera conseillĂ© de semer sur place plutĂ´t que transplanter – (Rubira [pĂŞche de vigne rĂ©sistante Ă  la cloque et pucerons, aux feuilles et bois rouges], GF 677), et jusqu’à mi-Septembre sur Amandier (Amandier x PĂŞcher GF 677) pour les sols secs/calcaires.
      En outre la compatibilité des variétés varie selon le porte-greffe.
      Le porte-greffe Cadaman Avimag se démarque en ayant une bonne compatibilité avec la plupart des variétés, et une résistance aux nématodes, tout en supportant la présence d’humidité dans le sol.

  3. Avatar de olivier13410
    olivier13410

    bonjour tikilou,
    des variĂ©tĂ©s que tu cites, j’ai eu la reine des vergers, et j’ai encore la rouge du languedoc (appelĂ© aussi rouge d’oc par chez moi).
    pour la reine des verger c’est une bonne pĂŞche, mais gustativement je la trouve dans la moyenne, pas plus exceptionnelle que cela, pour moi en dessous d’une dixie red ou d’une fair heaven, je n’en ai pas replantĂ©.
    pour la rouge du languedoc, la chaire est rouge sous la peau, elle est mure 1 semaine après les springtime, mais attention aux commentaires dytirembiques des pĂ©piniĂ©ristes, çà me fait un peu rigoler : effectivement elle n’est pas sensible Ă  la cloque, mais gustativement elle est très en dessous de la spring time : la peau est Ă©paisse et elle est âpre, Ă  tel point que quand les spring times produisent bien on ne mange pas les rouges d’oc. après tout est affaire de gout et globalement, toutes les pĂŞches ceuillies mures sont bonnes.
    perso je ne me concentre pas sur la résistance naturelle à la cloque mais sur la qualité gustative et la période de maturité pour éviter la mouche des fruits, car si tu ne traite pas au cuivre sur une variété résistante à la cloque tu échapperas à la cloque mais pas au monilia qui grille des rameaux entiers et fait pourrir les pêches prématurément.

  4. Avatar de olivier13410
    olivier13410

    bonjour benoit,
    si tu cherches des variétés productives, alors évite les variétés précoces type springtime, il vaut mieux une variété de saison comme la fair heaven (maturité autour du 14 juillet, gustativement la meilleure pour moi, très grosse pêche, chaire jaune, très très sucrée et gouteuse, avec une texture sublime, mais sensible à la cloque, traitement cuivre obligatoire).

    attention sur la photo que tu as mis en illustration, tu laisse bien trop de pĂŞches, sur la branche de la photo j’aurais Ă©claircis pour ne laisser que deux pĂŞches, ce qui te donne des pĂŞches bien plus gouteuses et bien plus sucrĂ©es (surtout si comme moi tu utilise compost ou engrais organique). en conventionnel avec les engrais de synthèse ils se permettent de laisser plus de fruits, mais si comme moi tu nourris les arbres avec des engrais naturels, il faut en laisser moins pour avoir de bonnes pĂŞches.
    pour les brugnons les plus sucrĂ©s que j’ai eu c’est nectared 4, le taux de sucre est incroyable, mais trop sensible Ă  la pourriture, j’ai arrĂŞtĂ© cette variĂ©tĂ©. c’est le seul brugnon que j’ai eu donc je ne peux t’en dire plus.
    en variĂ©tĂ©s tardives et excellentes tu as impĂ©ro (grosse pĂŞche blanche maturitĂ© dĂ©but aout) et rubidoux (grosse pĂŞche jaune maturitĂ© dĂ©but septembre) mais je suis chez moi obligĂ© de les protĂ©ger d’un filet contre la mouche des fruits, ce qui ne sera peut-ĂŞtre pas le cas chez toi (mais attention la mouche des fruits peut s’installer chez toi rapidement), et de plus les variĂ©tĂ©s tardives sont bien plus sensible Ă  la pourriture, donc si je ne devrais choisir qu’une seule variĂ©tĂ© ce serait fair heaven, et si tu veux pas traiter trop au cuivre la guilloux (incomparable guilloux ou guilloux 49 ma mĂ©moire me fait dĂ©faut) : grosse pĂŞche blanche très gouteuse et sucrĂ©e, maturitĂ© mi-juillet chez moi, et pas sensible Ă  la cloque.
    pour finir, en abricotier si çà t’intĂ©resse tu as le lisa dĂ©veloppĂ© en suisse Ă  partir du luizet et qui est pratiquement insensible au monilia, je vais en planter un l’annĂ©e prochaine.

    1. Avatar de Benoit Vandangeon
      Benoit Vandangeon

      Ă€ vous lire, je me rends compte que le monde des pĂŞches est bien vaste et que j’ignore bien des fondamentaux !
      Au niveau du traitement au cuivre, je reconnais que je fais un blocage, le jour oĂą je ne serai plus achalandĂ© par les marchĂ©s (qui traitent au cuivre et Ă  bien d’autres horreurs) je rĂ©viserai probablement ma position ? Quand j’Ă©tais petit j’Ă©tais bien content de manger les dĂ©licieuses pommes de notre verger que mon père traitait…
      Bref ! Je ne souhaite pas abandonner mon utopie de monde sans chimie et d’artifice, ce qui me vaut plein de contradictions difficiles Ă  assumer.
      Je pense que je vais essayer la Dixie red, la reine des vergers et springtime ?
      Quant Ă  l’Ă©claircissement des pĂŞchers, n’y compte pas ! Sur ma trentaine de minuscules pĂŞchers, cette annĂ©e un petit tiers sont morts, un gros tiers ne produit pas et un dernier tiers produit entre une et douze pĂŞche par arbre… La photo n’a pas Ă©tĂ© prise au hasard, c’est le seul arbre Ă  peu près prĂ©sentable… Ma mère disait que je cultivais des bonsaĂŻs, il faut pas se fier aux photos macro !
      Sinon dans un tout autre sujet il ne reste plus qu’un seul sapote blanco sur l’arbre mais il grossit (très lentement).

    2. Avatar de Camille (Tikilou)
      Camille (Tikilou)

      LĂ  dessus je te rejoins BenoĂ®t, j’ai aussi conscience qu’il existe de meilleures variĂ©tĂ©s organoleptiques, mais je bloque totalement sur l’usage du cuivre ou du bicarbonate au jardin, dans l’optique de la prĂ©servation des sols, de leur vie et des champignons qui y vivent, d’autant plus dans des conditions difficiles…

      En ce qui me concerne, je limite toute ma collection variĂ©tale aux plants qui se montrent les plus rĂ©sistants aux maladies, qu’il s’agisse de pommiers, de poiriers, de pĂŞchers, et autres…

      Nous avons un gros problème de dĂ©gĂ©nĂ©rescence des variĂ©tĂ©s du fait d’un faible brassage gĂ©nĂ©tique, la plupart des variĂ©tĂ©s sĂ©lectionnĂ©es ayant des liens de parentĂ©… Et je ne tiens pas Ă  multiplier et diffuser des variĂ©tĂ©s faibles, ayant une tare, et incapables de s’en sortir sans la main de l’homme. Ă€ la limite il serait plus intĂ©ressant de faire de nouvelles sĂ©lections en croisant des variĂ©tĂ©s très organoleptiques avec des variĂ©tĂ©s rĂ©sistantes…

      Ceci dit, c’est mon point de vue personnel, et le monde ne manque pas de gens pour diffuser des variĂ©tĂ©s plus sensibles de toute façon…

  5. Avatar de Tien MA
    Tien MA

    Bonjour,

    On peut utiliser le bicarbonate de soude comme « bio-pesticide ».
    Le bicarbonate de soude ne « tue » pas les moisissures comme un pesticide classique, mais il en bloque le développement très efficacement.
    Vous l’utilisez tĂ´t, dès fin de janvier et rĂ©pĂ©tez.

    Tien MA

  6. Avatar de Tien MA
    Tien MA

    Si vous ne voulez pas la bouillie bordelaise (du cuivre), alors on peut essayer un produit à base d’oxyde de cuivre, moins toxique que la bouillie bordelaise.

    Ou bien :
    Le soufre mouillable se prĂ©sente sous la forme de poudre ou de granulĂ©s Ă  diluer dans une certaine quantitĂ© d’eau. Bon Ă  savoir : le soufre mouillable est utilisable en agriculture biologique car il n’est pas – ou peu – nocif pour l’homme, les animaux ou les abeilles.

    https://jardinage.ooreka.fr/astuce/voir/394755/soufre-mouillable

    Ou bien :
    Le savon noir.

    Essayez de combiner du savon noir, du bicarbonate de soude et du soufre mouillable.

    1. Avatar de Benoit Vandangeon
      Benoit Vandangeon

      J’ai lu aussi ceci :
      Les adeptes des solutions naturelles et bio n’hésitent pas à appliquer un traitement à base d’ail. Recette de la décoction d’ail :
      – Eplucher 150 g de gousse d’ail
      – Hacher l’ail et ajouter un peu d’huile d’olive
      – Laisser macĂ©rer pendant 2 heures.
      – MĂ©langer ensuite avec 1 litre d’eau.
      – Filtrer
      – PulvĂ©riser cette dĂ©coction en diluant 1/2 litre pour 2 litres d’eau
      On peut aussi planter de d’ail au pied du pêcher, cela permet d’éloigner la cloque du pêcher.

      Planter de l’ail, coquilles d’Ĺ“ufs, zinc, j’ai fait et c’est inefficace dans les conditions de mon terrain !
      Je pense que je vais essayer le bicarbonate cet hiver ? Ce que j’aime pas dans les produits fongiques c’est le fait que les champignons et bactĂ©ries ne sont pas tous mauvais. Certains sont fort utiles. Dans le corps, il y a plus de bactĂ©ries et de champignon que de cellule ! Par exemple, le Candida albicans recycle nos dĂ©chets organiques.
      L’idĂ©al serait de pouvoir contenir naturellement les actions nĂ©fastes des champignons. Je pense que la prolifĂ©ration de variĂ©tĂ©s « hyper sĂ©lectionnĂ©es » ne va pas trop dans ce sens. On a l’impression qu’il n’y a pas d’horizon sans les traitements chimiques. Alors que sur l’Ă©chelle de l’humanitĂ©, l’usage de produits phytosanitaires reste dans l’Ă©paisseur du trait.

  7. Avatar de olivier13410
    olivier13410

    bonjour Benoît,

    si tu ne comptes pas faire de traitements au cuivre, les variĂ©tĂ©s spring time et dixie red ne sont pas un bon choix, c’est des variĂ©tĂ©s sensibles Ă  la cloque pour spring time et ultra sensible (une des plus sensible de toutes) pour dixie red. dans ce cas de figure je resterais sur les variĂ©tĂ©s que tikilou t’as conseillĂ© : rouge d’oc + reine des verger et/ou incomparable guilloux (elle aussi très peu sensible Ă  la cloque).
    pour tes petits pĂŞchers qui souffrent et ont du mal Ă  dĂ©marrer, perso la première annĂ©e je ne laisse aucun fruits et très peu la deuxième annĂ©e car çà les Ă©puise au dĂ©triment de leur dĂ©veloppement, et peut-ĂŞtre aussi ne les arroses-tu pas assez les 2 premières annĂ©es ? je crois aussi que l’amandier en PG donne un dĂ©veloppement plus faible des pĂŞchers que sur GF 677.

    1. Avatar de
      Anonyme

      Bonjour Benoit, je suis sur Biarritz, région humide et douce et je ne traite pas au cuivre tout comme toi. J’ai un Brugnon Morton, très résistant à la cloque et qui va me donner d’excellents brugnons d’ici une semaine. Je m’en régale tous les ans. J’ai également Reine des Vergers et sanguine d’Auvergne, qui semblent bien résister également mais qui sont encore trop jeunes pour donner des fruits. Mais le Morton, quel régal!!

  8. Avatar de belinsecte

    mon témoignage abonde dans le sens du dernier posté par « anonyme »:
    j’arrose mes pechers et je n’ai aucune maladie ni cloque. Je ne fais aucun traitements et suis dans un environnement ensauvagĂ©. le tout dĂ©but de l’article m’Ă©tonnait avec la mention « malgrĂ© les sĂ©cheresses tous sont morts ». Tandis qu’il m’apparaissait Ă©vident qu’au contraire, la cause de ces morts n’Ă©tait pas la cloque, mais la sĂ©cheresse. Le manque d’eau et nutriments rend malade, surtout les jeunes sujets en photo. J’anticipe en ajoutant que je comprends ton raisonnement, car on dit beaucoup que les pluies favorisent les champignons comme celui de la cloque. Mais j’ajouterais que j’ai une variĂ©tĂ© sous un asperseur qui fonctionne 1 Ă  2h /jour, ses feuilles reçoivent de l’eau (de source) tous les jours et il n’a pas de cloque. l’endroit est le plus humide, j’ai donc choisi le PG cadaman. mais ailleurs j’ai pas de cloque non plus sur GF677.

    Je vais anticiper une autre objection, non pas que je tienne Ă  convaincre, mais parce qu’au fond j’aimerais que chacun rĂ©ussisse et je sais que pour faire changer une conviction Ă©tablie, c’est pas toujours Ă©vident: Les apparences trompent parfois, faisant penser que la sĂ©cheresse est bonne contre la cloque, lorsqu’un arbre adulte, surtout s’il est en place de puis longtemps ou semĂ© directement en place dĂ©finitive, se porte bien sans arrosage dans le mĂŞme climat: car celui lĂ  trouve de l’eau plus profond.

    j’entre pas dans les dĂ©tails des autres maladies du pĂŞcher mais il est vrai que les catalogues se focalisent sur la cloque, alors que d’autres maladies existent et y ressemble parfois.

    Pour abonder dans le sens d’Olivier, j’ai pas Ă©tĂ© sĂ©duit par le gout de ‘reine des vergers’, cependant pour mettre tout le monde d’accord, Mr Burri m’avait dit qu’il circulait 2 variĂ©tĂ©s diffĂ©rentes sous ce mĂŞme nom.

    Enfin, j’ai Ă  Aix un autre problème plus important, c’est les gelĂ©es tardives sur fleurs. Je n’y ai pas de pĂŞches, et je ne pense pas que ce soit le monilia, car sur abricotiers ni pechers je ne constate pas de rameaux secs. Je cherche encore des variĂ©tĂ©s adaptĂ©es Ă  ces gelĂ©es de mars-avril, et ce n’est peut etre pas en lithuanie que se trouve la solution, car j’ai des journĂ©es si douces certains jours d’hiver, que les prunus se croient au printemps avant l’heure. s’il faut, et contre-intuitivement, c’est peut etre dans une rĂ©gion chaude que se trouve la variĂ©tĂ© qui pourrait fructifier sur les altitudes d’aix…

    j’aimerais recevoir des tĂ©moignages, en particulier de comparaison de variĂ©tĂ©s face aux gelĂ©es tardives 🙂

  9. Avatar de lazzaret
    lazzaret

    Bonjour Ă  tous, amis acclimateurs.

    Je me permets d’apporter mon Ă©cho.
    Je frĂ©quente Ă  l’occasion le marchĂ© Ă©lu rĂ©cemment plus beau marchĂ© de France.

    Y est prĂ©sent un arboriculteur spĂ©cialisĂ© dans les pĂŞchers, pĂŞchers de vigne et brugnoniers. Pour avoir Ă©changĂ© avec lui sur son stand, cela fait plus de 30 ans qu’il « acclimate » (selon ses dires) ces arbres, tous issus de vieilles variĂ©tĂ©s françaises (Ă©cartant les variĂ©tĂ©s amĂ©ricaines dont il dit qu’elles sont merdiques et n’apportent rien de bon) en coteau sec calcaire. Il amène rĂ©gulièrement des arbres de ses cultures sur le marchĂ© pour la vente (avec un bon succès en local, comme j’ai pu le constater). De ses dires et de ce que j’ai pu voir, la cloque n’est plus une de ses prĂ©occupations depuis quelques dizaines d’annĂ©es. Accessoirement, je prĂ©vois d’aller lui rendre visite sur sa propriĂ©tĂ© d’ici cet Ă©tĂ© pour me faire une idĂ©e plus juste.

    Ce que je peux ajouter, et qui est ressorti de notre conversation tient en quelques points clĂ©s selon lui. Je prĂ©cise que dans les très grandes lignes, je suis d’accord avec lui.
    – il explique qu’il faut faire coĂ©voluer les arbres avec leur environnement. C’est la raison pour laquelle il bannit la greffe.
    – il ne plante jamais dans un trou de plantation. Il plante sur le sol et ramène de la terre autour.
    – il ne traite pas. Il ne fertilise pas. Ses arbres produisent (toujours selon ses dires) bien. Je vĂ©rifierai cette information quand j’irai le visiter. En revanche, il prĂ©cise devoir toujours irriguer dans sa situation de coteau sec.
    – il fĂ©conde les arbres entre eux en expliquant qu’il ne s’attarde plus sur une variĂ©tĂ© mais davantage sur une population fonctionnelle. En cela je m’explique qu’il a du fixer quelques caractères d’intĂ©rĂŞt, dont la rĂ©sistance Ă  la cloque, dans sa population. Ses pĂŞchers ne portent donc plus de nom mais produisent des pĂŞches rouges ou jaunes, plates ou arrondies, et c’est ainsi qu’il nomme les pĂŞchers qu’il vend.

    A titre personnel, c’est un groupe de fruitiers qui ne m’intĂ©resse que très modĂ©rĂ©ment. NĂ©anmoins, je laisse se ressemer ça et lĂ  les pĂŞchers de vigne dont j’avais hĂ©ritĂ©s de mes grands parents, et je constate aussi que la cloque (je suis pourtant dans une rĂ©gion humide) n’est plus vraiment un problème. Je me l’explique par le fait de ne rien faire et donc seuls les plus rĂ©sistants se sĂ©lectionnent. Je constate aussi que certains ont vraiment bon goĂ»t et d’autres sont bons, sans plus. J’abonde donc dans le sens de ce producteur de pays qui est persuadĂ© qu’une population fonctionnelle et rĂ©siliente Ă©mergera toujours si on le lui en laisse l’occasion et si on a suffisamment de gĂ©nĂ©tiques diffĂ©rentes de dĂ©part, constitutives d’un pool gĂ©nĂ©tique assez diversifiĂ©. En ce sens, nous nous rejoignons sur un point : mieux vaudra faire reposer une rĂ©sistance ou une adaptation non plus sur un individu sĂ©lectionnĂ© mais sur une population diversifiĂ©e.

    Enfin, je suis curieux de découvrir son exploitation afin de juger si ses cultures sont en mode mélangées ou bien séparées, parce que je suppute que la diversité en mélange au champs soit aussi une des composantes de sa réussite.

  10. Avatar de Alep31
    Alep31

    J’ai une vingtaine de pechers ; pour moi aucune variété n’est strictement résistante a la cloque et je voudrais ajouter un élément complémentaire presque évident

    Un point important c’est la vigueur de l’arbre qui va lui permettre de dépasser la maladie qui ne frappe qu’en début de printemps.

    Donc il faut aider l’arbre a etre vigoureux, pas de sécheresse cela été indiqué, le nourrir correctement et bien choisir le Pg.

    J’avais 2 arbres sur Pg amandier et les deux etaient étaient chetifs et surtout lents au démarrage au printemps. Les arbres sur Cadaman ou GF677 sont bien plus vigoureux et ainsi « dépassent «  la cloque en produisant de nouvelles feuilles rapidement.

    Et les variétés vigoureuses sont à retenir dans un terrain difficile. J’ajoute Benedicte une variété assez recente, assez utilisée en bio par les pro, vigoureuse, très belles et bonnes peches.

  11. Avatar de Alep31
    Alep31

    Il y a une autre collection de peches (et nectarine) de vigne résistante qui a ete sélectionnée par M. Breuille en Dordogne et qui a été popularisé par le Conservatoire d’Aquitaine.

    On les trouve maintenant dans beaucoup de pépinières (chercher collection Breuille) exemple Jaune Miel.

  12. Avatar de Alep31
    Alep31

    « qui est persuadé qu’une population fonctionnelle et résiliente émergera toujours si on le lui en laisse l’occasion et si on a suffisamment de génétiques différentes de départ »

    Non je ne pense pas : ca ne marche pas toujours sinon dans l’évolution aucune espèce n’aurait disparue.

    Il y a 100 ans les ormes Ă©taient magnifiques un peu partout en France. Un champignon – comme la cloque – la graphiose a fait quasiment disparaĂ®tre l’espèce en France A ce jour aucune population resiliente n’est apparue naturellement et il ne reste plus que des ormes chetifs et malades.

    C’est l’homme par sa sĂ©lection d’ormes rĂ©sistants Ă  la graphiose qui sont des crĂ©ations variĂ©tales par hybridation interspĂ©cifique entre ormes europĂ©ens et ormes asiatiques a rĂ©introduit des ormes.

    Il y a une infinité d’exemples ou la nature (sans incidence de l’homme) a fait disparaître des espèces. C’est le principe de l’évolution.

    certains déserts qui étaient des forêts il y a quelques millions d’années le prouvent aussi.

    Je ne suis pas en train de dire que que ça justifie que l’homme s’en mêle pour le pire. Bien au contraire, tout au contraire.

    1. Avatar de lazzaret
      lazzaret

      Dans l’histoire des espèces…une espèce nait, croit et meurt. C’est le cycle de la vie, mais ce n’est pas de cela que je parlais. Je me place dans la phase oĂą une espèce croit, je crois que les pĂŞchers sont dans cette phase. Et donc Ă  l’intĂ©rieur de ce temps, une population diversifiĂ©e suffisante, en nombre pour ĂŞtre fonctionnelle, est selon moi la marche Ă  suivre.

      Pour l’exemple choisi de la graphiose qui a dĂ©cimĂ© l’orme champĂŞtre, on ne peut malheureusement pas le dĂ©corrĂ©ler de l’impact non nĂ©gligeable de l’humain sur le climat avec les consĂ©quences dĂ©sastreuses qu’on dĂ©couvre tous les jours. Mais l’orme a dĂ©jĂ  trouvĂ© une parade en drageonnant Ă©normĂ©ment. A la maison, je ne compte plus le nombre de drageons qui est plus important d’annĂ©e en annĂ©e. Je ne doute pas non plus que l’orme surmontera cette crise. Il y a dĂ©jĂ  d’ailleurs des individus non hybridĂ©s qui ont rĂ©sistĂ© et qui permettront Ă  l’espèce de se redĂ©ployer.

      Un autre exemple est la vigne et la crise phylloxĂ©rique. La parade humaine a Ă©tĂ© de greffer sur porte-greffe amĂ©ricain mais on s’aperçoit aujourd’hui que c’est une impasse. Le vignoble est en souffrance. Les hybrides semblent ĂŞtre une solution…pourquoi pas…mais il faut aussi noter que quelques vignes ont rĂ©sistĂ© Ă  travers la France. J’en ai eu la confirmation par un vigneron. Après, on sera d’accord, l’interventionnisme humain crĂ©e toujours beaucoup plus de problèmes qu’il n’en règle, et c’est bien ça le souci, de se croire extĂ©rieur Ă  la nature et donc de ne pas lui faire confiance pour « se rĂ©parer ».

  13. Avatar de Alep31
    Alep31

    « j’aimerais recevoir des témoignages, en particulier de comparaison de variétés face aux gelées tardives « 

    Énorme enjeu pour les arbo d’occitanie comme il y a 2 et 3 ans en peche voir en prune. Pour eux c’est tout leur revenu annuel qui est anéanti.

    En peche aucune variété n’avait vraiment supporté chez moi il y a 2 ans le gel a -3 -4 debut avril sauf un peu paradoxalement Amsden plus précoce ou certains parlent de floraison étalée ???

    Il y a un exemple en prune ou effectivement un pépiniériste français est allé chercher une variété en Israel avec non seulement floraison tardive mais aussi resistance aux hautes températures (un autre critère nouveau a prendre en compte m. La prune Lovita.

    C’est aussi une prune tardive, qui se conserve 3 mois, qui permet d’en manger a Noel et jolie à regarder ! Attention il y a un battage médiatique. Il faut faire le tri.

    Voir : https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/tarn-et-garonne/montauban/elle-a-une-forme-de-c-ur-quand-on-la-coupe-lovita-la-prune-qui-resiste-a-la-chaleur-et-au-manque-d-eau-2841728.html

  14. Avatar de Tien Ma
    Tien Ma

    Deux variétés de pêchers , un peu résistante à la cloque !
    -Surpass Amsden
    -Belle Angevine
    Probablement aucune variété n’est strictement résistante a la cloque !

    Les pêches espagnoles vendues aux supemarchés ne sont pas bonnes.
    Elles ont un gout lĂ©gèrement acide et … fade.
    Je préfère les abricots, prunes, moins acide et plus concentré.

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